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Site comprenant des comptes-rendus de lectures de livres: recueils de poésie, de nouvelles, romans, essais. Et diverses informations sur la vie littéraire.

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Quelques autres livres

Un sang d’encre   (roman)     

 

N&B éd.

 

Pourquoi Barthélémy a-t-il voulu le tuer ? Cette question qui taraude Romain va l’obliger à remettre en cause l’amitié qui le lie depuis plus de vingt ans à ce journaliste sombre et peut-être cynique, secret et assurément blessé. Ce n’est qu’au terme d’une longue enquête le conduisant sur les routes d’Irlande, puis d’Écosse, et sur les bords de la Garonne , qu’il trouvera la réponse à ses interrogations, réorganisant peu à peu les pièces d’un puzzle où le sang le dispute à l’encre, l’amour paternel à la mort, la révolte et l’écriture à la solitude des êtres qui ont perdu pied. Comme le précédent roman de l’auteur, Lignes de fuite, dont il reprend et prolonge les thèmes essentiels, Un sang d’encre mêle la traque et la quête, l’action et la peinture de personnages en proie au vertige, résolus à ne pas céder à ce qui les écrase et explorant jusqu’à la folie meurtrière leur part de ténèbres. Un troisième roman (à paraître), La Ballade de l’escargot, complète cette trilogie noire, dont les histoires et les personnages diffèrent, mais dont les thèmes s’entrecroisent sur les mêmes « lignes de fuite ».

 

 

La Perte du réel   (essai)         

 

N&B éd.

 

A travers analyses, réflexions, anecdotes, fragments de fictions et citations d'auteurs qu'il fait dialoguer, cet essai sous-titré “Des écrans entre le monde et nous” tente de traverser notre réalité quotidienne pour repérer, ici et là, dans des domaines variés, ce qui nous conduit à perdre pied. Car l'ère dans laquelle nous sommes entrés, de la marchandise et du spectacle, est aussi celle de la perte du sens et de la maîtrise du réel, qui pourrait bien constituer le dénominateur commun des dérives de la modernité. Liée au formidable essor des techniques informationnelles, l'intrusion du "virtuel" dans nos existences constitue évidemment un des aspects les plus marquants de cette "déréalisation". Mais nos sociétés n'ont pas attendu les ordinateurs pour dresser des écrans entre le monde et nous. (132 pages).

 

 

Lignes de fuite     (roman)

 

Arcantère éd.

 

Sur fond de tragédie quotidienne, celle de la violence routière, deux histoires parallèles finissent par se rejoindre. “Cette fuite en avant soulève bien plus qu’une enquête policière, elle met l’accent sur les interrogations qui taraudent les personnages. Il y a comme une veine américaine dans ce psycho-polar où les angoisses humaines se jouent sur l’asphalte”, écrit Valérie Appert.  (150 pages.)

 

Des ombres aux tableaux    (nouvelles)

 

Editions SPM

 

Qui n'a pas éprouvé un jour, une nuit, ce sentiment aigu de ne plus coïncider avec soi-même ou ce que l'on croyait être?  Voilà ce qui arrive aux personnages de ces onze nouvelles confrontés à leur propre étrangeté alors que se brouillent les cartes de leur vie. Le lancement d'un pont, la démolition d'un château d'eau, un combat de boxe, la tournée d'une chanteuse, une enquête de quartier sont quelques-uns uns des arguments de ces nouvelles où les personnages essaient de peser leur poids de femmes et d'hommes dans une réalité qui leur échappe.  (176 pages) .

 

 

L'Obscur vertige des vivants     (poésie) 

 

Le Dé bleu éd.

 

Dans ces poèmes resserrés qui utilisent les lois de la physique comme des métaphores, le lyrisme procède moins des sentiments que du vertige : l’obscur vertige des vivants confrontant leur fragilité à l’infinie richesse de la matière et du cosmos. Celui d’êtres “de chair et de mots” pour qui “l’ici-bas n’est jamais acquis” - parce que le langage les exile - et qui ont pourtant soif de “descendre dans le paysage”, d’habiter cette “terre pleine” dont chaque génération réactualise les promesses. Images et textes jouent ainsi de tensions et de contradictions, comme de cette ambivalence de la pesanteur qui à la fois nous lie et nous sauve. Pour aider à ne pas “perdre pied”, à retrouver ce réel qui se dérobe sous les phrases, ils cherchent la communion par “l’étreinte des sentiers” et une sorte de lucidité dans une parole qui mêle l’approche quasi scientifique à l’ivresse d’être au monde.  (88 pages).

 

 

 

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