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  • : Site comprenant des comptes-rendus de lectures de livres: recueils de poésie, de nouvelles, romans, essais. Et diverses informations sur la vie littéraire.
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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 19:46

La poésie contre l'obscurantisme

« Ne faites pas la prière
Ce vendredi
Ne lisez pas la Fatiha
Levez-vous comme les Tunisiennes et les Tunisiens
En ce vendredi
Psalmodiez : louange au peuple
Notre seigneur à nous tous
Psalmodiez : louange au soleil
Que le peuple fait rouler en ses mains
Psalmodiez : louange à la terre
Que le peuple entoure
Et fait tourner dans ses mains
Que toute chose se taise
Ce vendredi (...)
N’entendez-vous rien ?
Mais si, écoutez bien
C’est le bruit de ses bottes
Le despote
Qui s’enfuit
Qui part
En hâte
Qui traîne ses pas lourdement
Vers l’endroit où
Il s’endormira
Dans un cadavre vide »

Ce poème est extrait de « Que toute chose se taise » de Moncef Ouhaibi publié par les éditions Bruno Doucey en janvier 2012.On comprend aisément que, s’il s’inscrit dans la mouvance des révoltés qui ont chassé le dictateur et impulsé un nouveau printemps de liberté, il ulcère du même coup ceux qui ne rêvent que d’asservir un peuple qui garde la tête haute. La bêtise des islamistes et de tous les chiens de dieu est sans fond, elle est surtout mortelle pour l’intelligence et la dignité humaine. Moncef Ouhaibi peut en faire, physiquement, les frais.
Voici le communiqué que transmettent les éditions Bruno Doucey :

« Depuis plusieurs semaines le poète tunisien Moncef Ouhaibi est l’objet d’insultes et de diffamation. Il nous a alertés sur les menaces de liquidation physique qu’il reçoit désormais. Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces attaques qui cherchent à faire taire une grande voix progressiste de la Tunisie. Preuve s’il en était encore besoin que la poésie fait peur aux dictateurs et intégristes de tous ordres, que la poésie est un rempart contre la barbarie. Nous apportons notre total et inconditionnel soutien à Moncef Ouhaibi et appelons les autorités tunisiennes à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer sa protection. Avec notre solidarité indéfectible. » Les Éditions Bruno Doucey

 

Il va sans dire que mon soutien et celui de revue-Texture est tout aussi inconditionnel.

 

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 11:51

Musique en fête

Un hymne à la joie

Beethoven sur la place...

 

Une fois n’est pas coutume, la publicité a pris ici les gens pour autre chose que des abrutis à gaver !

Et les gens lui rendent la politesse sur cette place, par leur enthousiasme communicatif. Ce concert surprenant, amenant Beethoven comme un cadeau aux passants, s’est déroulé à Sabadell, ville du nord est de l’Espagne dans la province de Barcelone, le 19 mai 2012. A l’initiative de la banque de la ville pour célébrer son 130e anniversaire.

Pour mémoire, rappelons que « L’Ode à la joie » ou « Hymne à la joie », est un poème de Schiller et le final de la 9e Symphonie de Beethoven, devenu l’hymne officiel de l’Union européenne… Beaucoup de symboles pour ce beau moment qui console tant soit peu de la situation économique et politique de notre vieille Europe…


Cliquer ici


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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 16:47

Photos, poème, nouvelle 

Toulo use, vendredi 21 septembre 2001, 10 heures 17. Une explosion vient de souffler le complexe chimique, que tout le monde ici appelle encore « l’Onia », au sud de la ville.
Terrifiante.
Au fil des heures, on apprend que les morts se comptent par dizaines, les blessés par centaines, les sinistrés par milliers. Un nuage ocre s’étire sur l’agglomération. Les Toulousains, abasourdis, semblent ne pas parvenir à réaliser : vient de se produire ce qu’ils redoutaient depuis des décennies, ce que des générations avaient prédit sans être vraiment prises au sérieux…

Un poème de Régine Bernot

 

  Il y a donc 10 ans de cela. Et c’était juste 10 jours après les attentats du 11-Septembre…
Régine Bernot travaillait à ce moment-là dans un bâtiment qui était à moins de 400 mètres de l’usine AZF … Régine, qui aime la littérature, écrit des nouvelles et des poèmes, n’a pas oublié et témoigne ici avec un poème.
Son mari, Guy, dont les photos illustrent nombre de pages de revue-texture.fr,  se souvient lui aussi et confie quelques images de ce terrible accident industriel.

 

On les découvre ici.

 

« Implosion », une nouvelle de Michel Baglin

Pour ma part, j’ai écrit à l’époque une nouvelle pour le recueil collectif « Toulouse sang dessus dessous » publié par Loubatières éd. au profit des sinistrés.

 

On peut lire ila nouvelle ci.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 20:00

Des auteurs de polars derrière les barreaux

« La balade de l’escaIntramuros-450px.jpgrgot » faisait partie de s six livres  retenus pour le Pix Intramuros de Cognac, qui a été remis samedi 19 juin. J’ai donc fait le voyage au pays de l’eau de vie et du polar pour y rencontrer les autres nominés, et les détenus qui avaient sélectionné nos romans. Le prix a été attribué à Tony Cossu pour « Taxi pour un ange » paru chez Plon.


Ce fut aussi l’occasion de faire connaissance avec la belle équipe de volontaires qui officient avec Bernard Bec pour la bonne marche du prix Intramuros comme du salon Polar & co qui se tient lui en octobre. Son originalité : le jury est composé de détenus des six établissements pénitentiaires du Poitou-Charentes (Bédenac, Niort, Rochefort, Saintes, Angoulême et St Martin de Ré).
Le Prix Intramuros a été créé en 2005, dans le cadre du Salon "POLAR & CO".
Avant la journée de remise des prix et des signatures, celle du vendredi 18 juin nous a permis, à nous les romanciers, d’aller à la rencontre de nos lecteurs en milieu carcéral. Une expérience forte, dont je rends compte  dans cet article.

 


Sur la photo :

Quatre auteurs de polar devant la prison de l’Ile de Ré, Michel Baglin, Alain Bron, Karine Giebel et Éric Maneval.,
Photo Gérard Manuel

 


 

 

 

 Lire le compte rendu

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 18:58

Pierre Gamarra, 

"un Occitan de langue française"


Je viens d'apprendre la disparition de Pierre Gamarra décédé le 20 mai à Argenteuil (Un dernier hommage lui sera rendu ce lundi 25 mai  à 17 heures, au crématorium de Saint-Ouen-l'Aumône, 35, avenue de Verdun).

Né à Toulouse le 10 juillet 1919, il avait d'abord enseigné avant de devenir journaliste , puis romancier, poète et critique. Il fut également le directeur de la revue Europe et vice-président du Pen club français. 

Un de ses romans les plus lus, Le « Maître d'école »,  raconte l'histoire de Simon Sermet, instituteur de la « laïque » dans le Midi. Mais il est également l'auteur d'une œuvre très abondante qui compte de nombreux recueils de poésie (lisez « Oc » paru chez Rougerie) sans oublier des ouvrages pour la jeunesse.

 

A propos de « Oc » j'écrivais dans la Dépêche du 24 novembre 1985 :

Ce recueil de Pierre Gamarra est une fervente et chaleureuse évo­cation de l'Occitanie et de ses hom­mes, un cri d'amour sensuel et lumineux, le chant d'une fidélité quotidienne aux pays de Garonne : « J'emporte ce pays sous mes se­melles avec chaque matin recom­mencé » y lit-on.

Une écriture en quête de l'épaisseur humaine d'une histoire et d'une terre, avec des images ensoleillées : « Une guêpe dessine à mon oreille un muscat de cristal. » (Rougerie éd. 56 pages).


« Quand la prise du soir enfilait ses ju­pés espagnoles, les frissons du vin nouveau descendaient les rues prunes et lilas; et les vignerons autour des tables infinies s'accou­daient à jamais et les paroles, les paroles descendaient de leurs lèvres patientes jusqu'aux car­reaux rouges du sol, jusqu'à la poudre ardente de la route jus­qu'au ventre de la Garonne. »

On trouvera une bibliographie sur le site: http://pagesperso-orange.fr/sljeunesse/biographie%20de%20Pierre%20Gamarra.pdf

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 00:04

Une pétition pour Nedim Gürsel 



Les menaces qui pèsent sur l'écrivain turc ont provoqué de nombreuses réactions de solidarité. Le Pen Club et la Société des Gens de Lettres, entre autres, ont apporté leur soutien.
Une pétition est en ligne.




Ainsi qu'on a pu le lire sur Texture (pour lire l'article, cliquer ici
), Nedim Gürsel est menacé de prison. Auteur d'une trentaine d'ouvrages,  l'écrivain turc est en effet de nouveau inquiété par la justice de son pays qui entend le juger pour « dénigrement des valeurs religieuses de la population » en rapport avec son dernier roman « Les Filles d'Allah » .


Le soutien du PEN Club...
Le P.E.N Club français soutient officiellement l'écrivain dont le procès reprend le 5 mai  en Turquie. Ainsi vous êtes invités à signer la pétition, publiée par la Maison des Ecrivains et de la littérature (MEL) via ce lien : http://www.m-e-l.fr/expression-libre-petitions-detail.php?id=7

 

Georges-Emmanuel Clancier, Président d'Honneur du P.E.N Club Français, lui écrit :
 « Cher Confrère,
 « Le P.E.N Club Français vous exprime toute son admiration et vous assure de toute sa solidarité et son soutien dans la situation particulièrement absurde, où se trouve aujourd'hui votre dernier roman : « Les Filles d'Allah », poursuivi en Turquie pour "dénigrement des valeurs religieuses".
Le P.E.N Club Français dénonce l'accusation injuste et non fondée que subit votre roman aujourd'hui, la récuse et la déclare atteinte à la liberté d'expression et à la liberté de création, à l'endroit de l'écrivain valeureux, que vous êtes, qui a beaucoup apporté à la littérature turque et la littérature internationale, et qui a toujours le souci d'une parole juste et libre.
Je vous renouvelle l'appui inconditionnel du P.E.N Club Français et vous prie d'accepter l'assurance de ma profonde considération. »


...et celui de la SGDL

De leur côté, la Société des Gens de Lettres et l'Observatoire de la liberté d'expression en matière de création ont fait paraître le communiqué suivant : 

"Soutien à l'écrivain Nedim Gürsel
 La Société des Gens de Lettres et l'Observatoire de la Liberté d'expression en matière de création apportent leur soutien à l'écrivain Nedim Gürsel victime d'un procès en Turquie pour son livre Les Filles d'Allah. Le président du tribunal de Sisli accuse N. Güsel d'outrage à la religion et de blasphème pour son dernier livre, sorti dans son pays en mars 2008 et qui doit paraître en France en octobre prochain.
 L'écrivain, qui réside actuellement à Paris mais se rend régulièrement à Istanbul, avait tout d'abord obtenu un non-lieu mais la décision du tribunal a finalement été annulée par le procureur de la République. Nedim Gürsel est à nouveau appelé à la barre le 5 mai 2009 pour « dénigrement des valeurs religieuses de la population », ce qui selon l'article 216 du code pénal turc, est passible d'une peine de six mois à un an de prison.
 La Société des Gens de Lettres et l'Observatoire tiennent à dénoncer cette attaque contre la liberté d'expression au nom d'un fondamentalisme religieux contraire à la vocation de tout artiste créateur digne de ce nom."
 
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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 19:16

 Nedim Gürsel accusé de blasphème

Ainsi qu'on a pu le lire sur Texture (pour lire l'article, cliquer ici), Nedim Gürsel est menacé de prison. Auteur d'une trentaine d'ouvrages,  l'écrivain turc est en effet de nouveau inquiété par la justice de son pays qui entend le juger pour « dénigrement des valeurs religieuses de la population » en rapport avec son dernier roman « Les Filles d'Allah » . A ce sujet, je viens de recevoir de Guy Rouquet le message suivant :


«  Nedim Gürsel, est sensible au soutien que nous lui manifestons. Mais voici ce qu'il vient de m'écrire :
" Je suis rentré d'Istanbul hier soir; il y a eu
une nouvelle évolution. La direction des affaires religieuses qui dépend du
premier ministre a publié un rapport qui m'accuse de blasphème alors que le tribunal ne lui a rien demandé. Cette institution dépend du premier ministre et n'a aucune compétence pour se prononcer sur une oeuvre
littéraire. Pourtant le rapport est déjà dans le dossier du procès."

Voilà. Cela se passe de commentaire. Nous devons restés très attentifs,
actifs et réactifs. »

De son côté, Georges-Emmanuel Clancier a saisi  le Pen-Club, en sa qualité de Vice-président international. La SGDL devrait intervenir également.

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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 17:32
Un pur moment de bonheur !

Martine Caplanne vient de me transmettre ce lien et je ne résiste pas à l'envie de le mettre sur Texture pour vous faire paratager ce moment musical exceptionnel

I
l vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous, et vous allez assister à quelque chose d'aussi impressionnant sur le plan technique, que sur le plan du chant 
Il s'agit d'un groupe de gens, TOUS PURS AMATEURS.
Ils ne se connaissent pas puisque vous verrez en bas de l'écran s'inscrire la partie du monde dans laquelle ils chantent AVEC LES AUTRES !
C'est là qu'intervient la performance technique : des techniciens bénévoles ont accepté de se prêter au jeu, et se sont occupés de filmer et prendre le son (d'une pureté remarquable pour des engeristrements faits en extérieur...):
à l'arrivée, une merveille musicale, technique, et un symbole tellement fort sur tout ce que peut apporter la musique aux gens du monde entier, qui sont capables l'espace d'un instant de parler la même langue, ressentir les mêmes émotions....
DU TRÈS BEAU qui nous permet de garder quelques espoirs sur le genre humain....



http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2539741
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 23:48

Le romancier turc Nedim Gürsel menacé de prison

L'écrivain turc, Nedim Gürsel, auteur d'une trentaine d'ouvrages, est de nouveau inquiété par la justice de son pays qui entend le juger pour « dénigrement des valeurs religieuses de la population »  (il risque une peine de prison allant de six mois à un an) en rapport avec son dernier roman « Les Filles d'Allah » publié au Seuil. La première audience est fixée au 5 mai, dans moins d'un mois donc, et il importe que les artistes, les politiques, les citoyens se mobilisent rapidement contre cette nouvelle et insupportable offensive de l'intolérance.

L'affaire est donc relancée, Guy Rouquet vient d'en informer les membres du jury du prix Prométhée auquel appartient Nedim Gürsel. Il nous avait alertés en octobre dernier de l'ouverture d'une enquête judiciaire pour son roman, des poursuites ayant été ouvertes par un procureur d'Istanbul pour « insulte aux valeurs religieuses ». La plainte était déposée  au titre de l'article 216 du nouveau code pénal, adopté il y a quatre ans avant le début des négociations d'adhésion avec l'Union européenne. Le parquet estimait que l'auteur avait « vilipendé publiquement les valeurs religieuses d'une partie de la population ».

Un motif qui avait, évidemment, de quoi surprendre.  « La Turquie est une république laïque et non pas une théocratie : je n'ai pas eu l'intention d'insulter la religion dans mon livre, mais nous avons la liberté de la critiquer », estimait de bon droit Nedim Gürsel.

Cependant, l'enquête avait abouti à un non-lieu, et l'on pouvait penser que la bêtise avait perdu la bataille. Il n'en est rien hélas, car l'affaire vient de rebondir ! Le tribunal de grande instance a en effet enlevé la décision du non-lieu et ouvert un procès. Nedim Gürsel sera donc jugé pour « dénigrement des valeurs religieuses de la population » et risque de déstabilisation de « l'ordre public ».

Selon Guy Rouquet, Nedim Gürsel craint que « le groupe islamiste qui a porté plainte ait une affinité avec le juge ». Il rapporte les explications du romancier : « Il s'agit d'un roman sur la vie du prophète Mahomet et la naissance de la religion musulmane dans lequel je m'interroge sur la croyance, comme sur la violence dans l'islam, à partir des sources principales et traditionnelles, mais aussi à partir de sources secondaires, d'ennemis de Mahomet qui ne peuvent pas faire l'éloge du prophète ». Et de préciser : « C'est un roman qui interroge la foi et la violence dans l'Islam avec le plus grand respect de la croyance des gens. Le prophète est au centre du récit, je n'ai pas cherché à attaquer les valeurs religieuses mais réfléchir sur la foi à travers un enfant et son grand-père, théologien et ayant défendu Médine, la ville du prophète pendant la Première Guerre contre Lawrence d'Arabie et les insurgés bédouins ».

De nombreux intellectuels avaient déjà apporté leur soutien à Nedim Gürsel, car il s'agit bien sûr de défendre la liberté d'expression et de création dans un pays candidat à l'Union Européenne. Le scandale n'est d'ailleurs pas seulement intellectuel mais aussi juridique, car ainsi que le rappelle Nedim, « il s'agit d'une accusation qui n'a pas lieu d'être dans un état laïque ».

 

 Sa bio-bibliographie

 


Né en Turquie en 1951, Nedim Gürsel est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages (romans, nouvelles, essais critiques et récits de voyage) publiés dans son pays. Beaucoup d'entre eux sont traduits en français et dans d'autres langues, allemand, italien, espagnol, portugais, néerlandais, danois, grec, arabe, bulgare, etc.

Lauréat de plusieurs prix dont celui de l'académie de la langue turque en 1976 pour son premier récit Un long été à Istanbul, Nedim Gürsel écrit en turc et en français. Après son baccalauréat obtenu au lycée de Galatasaray d'Istanbul en 1970, il poursuit ses études à Paris où il obtient une maîtrise en lettres modernes, puis soutient en 1979, sous la direction d'Etiemble, une thèse de doctorat en littérature comparée. Il vit actuellement à Paris mais effectue de fréquents séjours en Turquie et dans d'autres pays européens. Il est directeur de recherche au CNRS et chargé de cours à l'Institut national des langues et civilisations orientales.

Son roman La Première femme obtient en 1986 le prix Ipekçi pour sa contribution au rapprochement des peuples grec et turc.

Le prix de la meilleure nouvelle lui a été décerné, en 1990, par Radio France internationale.

Il reçoit, en 1992, pour ses essais, le prix de la plaquette d'or à Struga en Macédoine.

Plusieurs de ses textes ont été mis en scène en Turquie et dans plusieurs pays européens.

Son livre Le Roman du conquérant, grand succès en Turquie mais aussi en Europe, a confirmé sa place primordiale parmi les écrivains turcs à vocation internationale.

Il obtient en 2004 le prix France-Turquie et reçoit la même année le titre de chevalier dans l'ordre des arts et des lettres.

Les romans de Nedim Gürsel lui ont déjà valu des ennuis. Exilé pour échapper à la répression du coup d'Etat de 1980, il s'est vu condamné en 1981 par un tribunal militaire pour "offense aux forces armées", pour "Un long été à Istanbul".  "La première femme" lui a également valu les foudres de la censure de la junte militaire deux ans après.
Son dernier roman les filles d'Allah, paru en 2008 mais qui vient d'être traduit en français, fait donc actuellement l'objet d'un procès.

 

 Romans et nouvelles

Un Long été à Istanbul, éd. Gallimard, col. Du monde entier, 1980. (Col. Etrangère, 1992. Collection l'imaginaire 2007).

La Première femme, éd. du Seuil, 1986. (Col. Point-Seuil, 1994)

Les Lapins du commandant, éd. Messidor, 1985. (Col. Point-Seuil, 1995)

Le Dernier tramway, éd. du Seuil, 1991. (Col. Point-Seuil, 1996)

Le Roman du conquérant, éd. du Seuil, 1996. (Col. Point-Seuil, 1999)

La Mort de la mouette, éd. Fata Morgana, 1997

Les Turbans de Venise, éd. du Seuil, 2001

Balcon sur la Méditerranée, éd. du Seuil, 2003

Au pays des poissons captifs - Une enfance turque, éd. Bleu autour, 2004

 

Récits de voyages, essais

Nazim Hikmet et la littérature populaire turque, éd. L'Harmattan, 1987

Istanbul, un guide intime, éd. Autrement, 1989

Paysage littéraire de la Turquie contemporaine, éd. L'Harmattan, 1993

Paroles dévoilées, Anthologie de la littérature féminine turque, éd. Arcantère-Unesco, 1993

 Journal de Saint-Nazaire éd. Meet, 1995

Retour dans les Balkans, éd. Quorum, 1997

Le Mouvement perpétuel d'Aragon, éd. L'Harmattan, 1997

Un Turc en Amérique, éd. Publisud, 1997

Le Derviche et la ville, éd. Fata Morgana, 2000

Yachar Kemal - Le Roman d'une transition, éd. L'Harmattan, 2001

Mirages du sud, éd. l'Esprit des péninsules, 2001, (Col. Point-Seuil, 2005)

Le chant des hommes, éd. Le Temps des Cerises, 2002

De ville en ville. Ombres et traces, éd. du Seuil, 2007

Besançon, nature intime du temps, Empreinte temps présent, 2007

 

 Les  Filles d'Allah (argumentaire de l'éditeur)

 

          L'action de ce roman à plusieurs voix se déroule dans une petite ville de Turquie où nous faisons connaissance avec un grand-père croyant et son petit-fils dont l'imaginaire se nourrit des versets du Coran et des légendes relatives à la vie de Mahomet. Des années plus tard, l'enfant devenu adulte et écrivain, porte un regard critique sur la foi tout en évoquant l'âge d'or de l'islam avec ses conquêtes et tragédies. C'est lui qui donne une forme cohérente au récit en relatant aussi l'aventure de son grand-père sur le front de Hedjaz, territoire ottoman attaqué pendant La Grande Guerre par Lawrence d'Arabie et les insurgés bédouins.

          Poursuivi en Turquie pour « dénigrement des valeurs religieuses de la population », Nedim Gürsel dépeint dans ce roman controversé une grande fresque historique où la vie du prophète de l'islam se superpose à celle d'un jeune officier ottoman contraint de défendre Médine contre ses corréligieux.  « Les filles d'Allah », trois déesses du panthéon arabe,  prennent à leur tour la parole en contrepoint de la révélation coranique pour donner une autre version de l'avènement de l'islam.

                    Inspiré par une enfance imprégnée de sensibilité musulmane,à la fois précis et poétique, ce très beau roman est aussi une belle introduction à la Turquie d'aujourd'hui qui  vacille entre la modernité et la tradition

 

L'adresse électronique de Nedim Gürsel : nedim.gursel@free.fr
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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 00:31

Des amis de chair et de mots

 

Rentrant du Salon du livre de Paris où je n'avais pas mis les pieds depuis des lustres, je ne peux m'empêcher de vous toucher deux mots de ce que les médias qualifient de « plus important rendez-vous littéraire d'Europe »  en l'abordant par le petit bout de la lorgnette, celui de mes propres piétinnements dans les allées... Bien que je me sois assis quand même un peu, pour sacrifier au rite incontournable en pareil endroit : la signature.


Bon d'accord, il y avait moins de monde devant ma chaise que devant celles de Françoise Hardy, d'Harlan Coben, d'Atiq Rahimi (ci-dessus)... et je n'ai pas asséché tout à fait l'encre de mon stylo en alignant les dédicaces !
Mais j'ai pu saluer des amis, ceux de l'Atelier du gué d'abord, Martine et Daniel Delort, qui m'accueillaient pour une lecture de nouvelle avec Guy Chaty et Marie-Florence Ehret (ci-contre).
Puis l'adulateur de la rhubarbe, j'ai nommé Alain Kewes bien sûr, qui m'avait réservé une petite place sur son stand pour signer les deux bouquins que j'ai confiés à sa belle enseigne. Ce fut donc l'occasion d'y retrouver Jacques-François Piquet (ci-contre), et de mettre un visage sur trois noms d'auteurs maison, Bernard Dumortier (dont je rends compte du dernier ouvrage dans les critiques), Lionel Mirisch, Jean-Claude Delagneau (ci-contre en compagnie d'Alain Kewes, le jardinier de Rhubarbe). 


Un salut en passant à Philippe Terrancle et à Elisabeth, au stand des éditions Privat (où j'ai aussi commis un opus), et je mets le cap sur les « Pays de Loire » pour retrouver une autre vieille connaissance, Louis Dubost (qui m'a lui aussi accueilli dans son catalogue), dont c'est l'ultime salon : Louis (ci-contre) rend en effet son tablier d'éditeur du Dé Bleu - une des meilleures éditions de poésie - après quelques décennies de découvertes, et il était encore tout ému de la fête que lui avait concoctée nombre de ses auteurs la semaine précédente.
Une poignée de main à son voisin, Saîd Mohamed (dit "Léo", ci-dessous), poète, romancier, ancien directeur de « Ressacs » dont j'apprends avec plaisir qu'il cède à nouveau à sa passion de l'édition avec les éd. l'Arganier (et en rééditant notamment « Le Refus »  de Bernard Hugues).

A la Table Ronde, j'ai salué Denis Tillinac (ci-dessous) , que j'avais perdu de vue depuis quelques années mais dont il m'a semblé retrouver la faconde et l'humour intacts. Sur le même stand, j'aurais bien voulu serrer la main d'un autre vieux copain, que je connais depuis presque aussi longtemps que Denis puisque c'est également dans le Gers, à la fin des années soixante-dix, que je l'ai rencontré, Michel Monnereau. Manque de bol, il était en retard pour sa dédicace et j'avais un avion à prendre...

J'ai encore raté Roland Nadaus, Ghislain Ripault et beaucoup d'autres évidemment, mais reconnu - malgré son bras en écharppe et son absence de chapeau - Goffette au détour d'un rayon Gallimard, Marc Sebbah présentant les lauréats du Prix du jeune écrivain, et j'ai claqué la bise à Amina Saïd et à Christiane Baroche.

C'est donc en homme heureux que j'ai pu rentrer, ayant invité des livres, beaucoup de livres comme autant d'amis, à me suivre pour prendre leurs quartiers de printemps dans ma cité gasconne.

M.B.

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