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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 19:59

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Lucien Wasselin est poète, auteur depuis « Sillages » (1971) d’une vingtaine de recueils, et de livres d’artiste. C’est aussi un infatigable critique qui a multiplié les collaborations à de nombreux journaux et périodiques. Après « Obscurément le cri », un recueil vient de paraître chez Editinter, « Stèles lichens ».

  Il y a ce « quelque chose ressemblant au bonheur / qui boîte un peu dans l’ombre » et il y a ce « chemin de croix » qui se souvient de Spartacus et des révoltés crucifiés à travers l’histoire. Il y a l’amour et le jardin, une vie « qui n’en finit jamais d’aimer et de saigner » et il y a les couteaux et autres armes, pour accrocher le soleil comme pour « hacher menu la morgue des maîtres »… Entre ces images qui sont un peu des pôles des espoirs et des désespoirs humains, Lucien Wasselin, en cinq suites de poèmes, voudrait sauver « l’avenir qui prend racine dans les rêves ». Avenir qui, alors que « les temps de plomb sont arrivés », à lui aussi du plomb dans l’aile…
Quant aux rêves, il ne s’agit certes pas avec Wasselin de fuite du réel. Non, ce recueil dit la nostalgie du « vieux rêve d’incendie » qui devait bousculer le vieux monde, et ne semble pas vouloir y renoncer. On peut évoquer le jardin, la voix lactée, un moineau blessé ou « l’angle du temps » sans cesser de parler politique, semble nous dire Lucien Wasselin. Car toujours, « un rêve rebelle éclaire la nuit » des hommes. Comme demeure le mystère de vivre qui nous pousse à agir et questionner : « tout s’arrache aux profondeurs ». Par la fulgurance (à l’exacte jointure des mots et des images) et par l’énergie qui n’est pas celle du désespoir mais de la révolte : « Nous n’aspirons pas au calme / nous voulons à nouveau l’orage / dont nous serons maîtres ».
Ce n’est évidemment pas un hasard si les figures de Spartacus et de Rosa Luxembourg se répondent dans ces pages où l’on entend aussi Villon et le poète Yu (l’hétéronyme de Pierre Garnier), ce dernier nous exhortant à demeurer « debout dans le monde avec nos questions ».

 

Portrait de Lucien Wasselin link

 

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Published by Baglin Michel - dans CRITIQUES
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