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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 23:26

 

« Je t’écris de Narbonne. 1900-1918 »

Jacques Ibanès, poète et chanteur, signe un bel album d’images anciennes et de textes sur sa ville, « Je t’écris de Narbonne. 1900-1918 » dans un élégant format à l’italienne. Une correspondance imaginaire entre un Narbonnais et sa sœur au tout début du XXe siècle éclaire les images et documents d’époque.

 

 

Le principe de la collection « mémoire » de l’Edition du Mont est de donner à voir, sur les pages d’ouvrages très soignés, des cartes postales anciennes et autres documents d’époque, associés à des textes de tenue littéraire. Claude Marty avait ainsi déjà signé un Carcassonne chez cet éditeur, Jacques Ibanès a opté lui pour Narbonne et une période riche en événements dans le midi viticole, l’aube du XXe siècle !
Mais ce qui fait le charme de l’ouvrage tient aussi à la fiction d’un échange épistolaire entre un Narbonnais, Léopold, et sa sœur, Antoinette. Cette correspondance inventée s’appuie sur un travail documenté aux archives locales et vient en contrepoint des illustrations, qu’elle explicite généralement.

La grande histoire et les petites…

Les anecdotes souvent savoureuses y servent à raconter l’histoire, comme l’installation du téléphone, la construction des halles, l’inauguration du tramway, le passage du premier Tour de France, le survol de la ville par l’aviateur Védrines en 1911, et, bien sûr, la révolte des vignerons de 1907 (on y découvre des documents inédits, des télégrammes du préfet) et la mutinerie du régiment chargé de sa répression. Pour s’achever par la mobilisation de 1914 et les échos de la Grande Guerre.
Le personnage qui écrit, Léopold, est amateur de vélo et de rugby, ce qui nous vaut moult évocations par le mot et l’image, mais aussi féru de musique et de poésie, d’où la présence dans ces pages de Massenet (au sujet d’une représentation d’Hérodiade), ou d’Apollinaire (à travers l’évocation de sa fiancée, Madeleine Pagès, de passage à Narbonne). Sans négliger les luttes politiques, les banquets républicains et les manifestations sociales, les photographies de foules succédant aux portraits individuels et aux visages émouvants…
Si la qualité des textes et de la documentation est probante, les images, choisies par l’auteur, ouvrent de belles fenêtres (l’impression - ce n’est pas négligeable - est soignée) sur une époque révolue dont toute la vie, les plaisirs souvent simples et les souffrances sautent aux yeux.
Du bel ouvrage, comme on disait alors !


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Published by Baglin Michel - dans CRITIQUES
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