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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 17:54
Henri Heurtebise
Trois poèmes inédits

 

Le chant sans fin

 

        Ce jour,

        là,

comme aventure légère à travers le temps

    qui me permettrait de cueillir

        dire un nom

        de fortune

        d'atomes clairs

    un nom qui voyagerait vers la vie

        serait l'élan de la forme

    un féminin dont on serait sûr

        tes jupes douces dis-tu

        le chant sans fin

        sans alarme

où vivre serait simplement parcourir le lieu simple

     nos jeudis de l'éternité

         pour l'amour nécessaire.

                                                      
31 janvier-2 février 2009


Avec nature

 Ainsi de suite

à pouvoir chanter

la toute-femme

sur l'horizon

brillant le ciel

 

O verdure

pluie de soleil

de dire

branche à travers

oui sans relâche

Aller très loin

jusqu'où la vie

peut aller

où d'anciens animaux

croiseraient le hasard

les grandes forces bruyantes

 

Comment s'appelle l'avenue ?

 

voir le hasard sourire

et d'amitié-d'amour

avec nature entrer

en compagnonnage.

25 février-9 mars 2009



 

VALENTIN 36

 

L'Histoire commençait

On parlait de grand soir

le soir immense

de Chagall

 

O mérite du bleu

 

Pop sous sa veste rit

et de ses grosses mains

empoigne le travail

qui se dérobe

 

La chanson sur le lac

et le pain que je veux

le voyage

 

Demain

oui, là,

légère

désirable

celle dont l'ondée fine

viendra fruitière

ouvrir le sas

chasser les sempiternelles

 

Jardin

dont je veux les pétales

les couleurs agitées du vent

les odeurs pâles féminines

 

Présent alors intenable

partout faisant le chemin

Réel de face

debout comme jamais

depuis que les sources ont jailli

que l'homme des parois s'illustre

que la femme s'enfièvre

de tous ses fruits

 

Mon Adora

dit Picasso

ma sente

mon odalisque

monde humide des profondeurs

couvre le temps des villes pauvres

de ceux qui n'ont qu'un abri

 

Ici la grâce inaccomplie du doigt

se pose sur la faille

dans l'abandon des plis

de la rose secrète

et la jupe est fendue

 

La Poésie se dresse

et de ses mots soulève

chante femme et bien plus

 

Vers l'avenir s'étend

un brouillard tendre

      Femme se penche

            nue.

7-16 février 2009


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Published by Baglin Michel - dans TEXTES
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